Physique et Mécanique des Milieux Divisés


PMMD est une équipe de recherche du LMGC , un laboratoire de recherche commun du CNRS et de l’Université de Montpellier. Notre objectif est de développer une approche originale de la physique et de la mécanique des matériaux discrets, incluant les systèmes colloïdaux sub-microniques, les poudres fines et les matériaux granulaires et couvrant une large gamme d’échelles et d’applications. Nous sommes intéressés à la fois par la compréhension fondamentale du comportement de ces matériaux et par leur modélisation réaliste en vue de leur application à la technologie des poudres, à la mécanique des sols, aux matériaux de construction, aux géomatériaux, aux processus environnementaux, à la matière molle et aux biomatériaux

qui vise à comprendre le « comment » de la biomécanique du bois et de l’arbre (identifier les relations entre structures et propriétés, ainsi que les mécanismes qui les expliquent), et une approche fonctionnelle, qui vise à comprendre le « pourquoi » de ces propriétés (leur fonction pour l’arbre et la signification biologique de leur diversité).

Les recherches de cet axe sont au cœur de l’ANR StressInTrees, dont l’objectif est la compréhension, aux échelles microscopiques, des mécanismes à l’origine des contraintes de maturation du bois de tension.

Un autre thème concerne la modélisation multi-échelle des propriétés élastiques et viscoélastiques du bois vert, en y intégrant les résultats récents et des mesures complémentaires sur le lien entre déformations du bois et de la cellulose (mesurée par diffraction de rayons X).

La distribution granulométrique évolue pendant le cisaillement car les particules continuent à se briser. Nous constatons que le processus de rupture est très inhomogène tant au niveau de la taille des fragments que de leur emplacement à l’intérieur de l’emballage. En particulier, un certain nombre de grosses particules ne se cassent jamais alors qu’un grand nombre de particules sont entièrement brisées. Par conséquent, l’emballage conserve la mémoire de sa distribution initiale de la taille des particules, alors qu’une distribution de type loi de puissance est observée pour les particules de taille intermédiaire en raison d’événements de fragmentation consécutifs, la mémoire de l’état initial étant perdue. En raison de la polydispersité croissante, des bandes de cisaillement denses se forment à l’intérieur des empilements et le comportement dilatant habituel est réduit ou annulé. Par conséquent, la courbe de contrainte-déformation ne passe plus par un pic de contrainte, et une évolution monotone progressive vers un état pseudo-stationnaire est observée à la place. Nous constatons que la vitesse d’écrasement est contrôlée par la pression de confinement. Nous montrons également que la résistance au cisaillement de l’emballage est bien exprimée en termes d’anisotropies de contact et d’anisotropies de force. L’anisotropie de force augmente alors que l’anisotropie d’orientation du contact diminue pour une cohésion interne croissante des particules. Ces deux effets se compensent mutuellement de sorte que la résistance au cisaillement est presque indépendante de la cohésion interne des particules.

Un premier objectif sera d’élargir la compréhension des déterminants structurels et biologiques de la variabilité de propriétés. Ceci impliquera une prise en compte accrue des différents types de bois formés durant la vie de l’arbre, ainsi que des démarches tendant vers l’intégration des notions de contrôle génétique et environnemental.

Un second objectif sera de gérer la diversité des propriétés et des usages. Ceci implique des approches spécifiques comme la conception de base de données relationnelles permettant des connexions dynamiques entre : différents domaines du comportement mécanique, caractéristiques microstructurales et chimiques, usages connus des espèces et données botaniques systématiques.

Ces avancées dans la connaissance et la gestion de la diversité des propriétés permettront de faire entrer le bois, « à armes égales » avec d’autres matériaux avancés, dans les méthodes de choix de matériaux. Ceci ouvrira la porte à une meilleure valorisation d’essences locales, secondaires ou haut de gamme, notamment dans l’éco-conception et les structures bois.

Un premier volet concerne la conservation des objets en bois du patrimoine. Les études ont été jusqu’à maintenant centrées sur les panneaux peints, mais d’autres objets d’étude tels que des éléments de mobilier, des éléments de structures (génie civil, habitat), des instruments de musique sont également envisagés.

Finalement, un dernier volet port sur la conservation des savoirs traditionnels sur le bois et ses métiers. Les usages du bois par l’homme à travers les siècles et les cultures se sont développés en lien direct avec les caractéristiques mécaniques et physiques du matériau, mais ces questions n’ont été que très peu étudiées sous l’angle, justement, de la mécanique.